Volco & Gignoli

Le duo est une rencontre entre la musique contemporaine et le tango, nourri par les influences les plus audacieuses. Un tango enfin ancré dans notre époque. Pour le présenter, on lui a posé 3 questions. On est rassuré : il nous a bien donné 3 réponses !

Comment qualifieriez-vous la musique de Volco & Gignoli ?
Originale, émotive, intense, libre, érudite y populaire. C’est un duo de piano et bandonéon formé par deux Argentins. Dans son sang coule le tango naturellement, mais aussi la musique contemporaine, la musique classique, le jazz et le rock. Notre style est très personnel et caractérisé, on y met nos différentes influences, à la fois dans l’arrangement mais aussi dans l’interprétation.

Vous venez de sortir un 2e album Volco & Gignoli + Samalea, le fameux batteur du rock argentin. Comment est née cette idée ? 
Le répertoire de ce second disque repose sur une sélection des grands classiques du tango y du rock, que nous avons joué en concert et en milonga ces dernières années. Au moment de l’enregistrement du disque, nous avons décidé d’élargir les sons du piano et du bandonéon, en ajoutant des synthétiseurs, de la percussion électronique, et le batteur Fernando Samalea, avec lequel ont avait déjà travaillé.
Son expérience et son toucher rock et classique ont donné aux chansons un air nouveau, singulier et encore plus personnel.

Vous retrouvez Barjac pour la 2e fois. Quel souvenir gardez-vous du festival et comment appréhendez-vous ce nouveau rendez-vous ?
Notre première participation à Barjac fut inoubliable. L’ambiance du village, ses gens, sa beauté et sa tranquillité ont fait de ce premier festival quelque chose de magique et de très appréciable. Nous avons très envie de revenir pour offrir notre musique et aider le festival à devenir encore plus divertissant et intéressant pour les amateurs de tango et pour tout le public !

Clara Brajtman

Clara a répondu à notre petite interview de présentation comme elle est et comme elle chante : pleine de fraîcheur et de spontanéité. Impatients de la retrouver sur la scène de Barjac en tango !

Comment t’es tu retrouvée à chanter du tango ?
J’ai commencé par le danser ! A l’occasion d’un spectacle en Italie, où j’ai remplacé une danseuse un peu en dernière minute pour une version théâtre et tango de Huis Clos de Sartre. J’avais un bagage de danse classique mais je ne connaissais rien au tango. Je ne suis d’ailleurs pas du tout sûre d’avoir été au niveau pour le spectacle !
Mais j’ai commencé les cours en rentrant à Paris, et j’ai découvert les milongas et la communauté tango.
Les chansons tango se sont immiscées dans ma vie et mon répertoire à force de danser dessus.

Tu viens de l’univers du swing. Le tango est-il très différent ?
J’ai découvert la danse swing après le tango, mais je chantais le jazz depuis des années et il y avait une familiarité évidente avec la musique quand je suis arrivée en bal swing.
Au swing tout le monde a un grand sourire, c’est la force de cette musique. Au tango l’intensité est plus intériorisée.

Le tango est-il un langage actuel ?
Ce n’est sans doute pas à moi de le dire, qui ne travaille pas sur un répertoire tango contemporain. Mais de toute évidence il y a beaucoup d’expressions de danse et de musique qui font vivre le tango de façon actuelle. Et puis toute tradition appliquée même à l’ancienne ne peut qu’être imbibée du moment où elle est exprimée.

Connais-tu déjà Barjac (Gard) ?
Pas du tout ! Mais j’adore la région, et j’ai hâte.

Javier Diaz Gonzalez

Javier s’est fait la main dans les café tangueros de Buenos Aires. On a échangé quelques mots avec lui. 

Quel style de musique grattes-tu sur la guitare ?
Je joue du tango et du jazz manouche depuis l’âge de 17 ans.

Tu es basé à Paris. As-tu déjà eu l’occasion de jouer dans le Sud de la France ?
Oui, à Marseille, Montpellier, et quelques autres villes. Mais je ne suis jamais allé à Barjac. Pas encore !

Comment as-tu vécu cette année compliquée ?
Il a été assez compliqué de travailler. Mais cela m’a permis de me concentrer sur la musique et de planifier de nouveaux projets.

Eva Laura Madar

Eva est déjà une figure de Barjac en tango. Quelle joie de la retrouver cette année ! Rencontre.

Tu es rentrée en France après de longues années passées en Argentine. Comment le vis-tu ?
Je suis rentrée en France après avoir passé dix ans en Argentine mais c’était mon choix, je préparais mon retour depuis presque deux ans. J’avais comme on dit « le mal du pays » et l’envie d’être plus proche de ma famille. Même si le retour en plein covid a été difficile je suis très contente d’ouvrir un nouveau chapitre en France et en Europe.

Qu’as-tu ramené avec toi de ton aventure argentine ?
Si ça ne tenait qu’à moi j’aurais ramené l’Argentine entière jusqu’à la station métro la plus proche de chez moi ! J’ai ramené une profession, une nouvelle culture et une meilleure version de moi-même.

Que représente le tango pour toi ?
Le tango représente un beau, long et grand voyage où tout a commencé lors d’une soirée au Rétro à Paris en 2009 !

Quel souvenir as-tu de la première édition du festival ?
Notre super Carmen, le château, la chaleur des pierres puis les douces folies de François et du festival, ainsi que les quatre cent empanadas qu’on avait cuisiné lors de la première édition ! Mais on y revient tous !

François Saulnier

Le directeur artistique du festival et de la compagnie organisatrice Abrace livre son état d’esprit à l’aube de cette nouvelle édition.

Quel est l’esprit de Barjac en tango ?
Barjac en tango c’est un rendez-vous de tango à part, au coeur de l’été, dans un village fantastique où il faut arriver, qui devient pendant quelques jours le point de rencontre de tous les amateurs de tango et de bonnes tranches de vie.
C’est aussi un fort moment d’expression artistique, avec de grands musiciens sur scène et la présentation du travail de la compagnie.

Comment appréhendez-vous cette 3e édition ?
Avec beaucoup d’entrain et d’enthousiasme ! On va pouvoir vivre un festival plus proche de l’idée originale, après les contraintes de l’an passé et une 2e édition qui a du s’adapter.
Il y aura de la musique, de la danse, mais aussi beaucoup de moments d’échange et de convivialité.

Que représente le tango à vos yeux ?
Le tango apporte cette graine de partage et d’échange qui change notre perception du monde et notre approche de l’autre. Il met en lien les générations, mélange les origines et les milieux, nous imbrique à toutes les formes de corps.

Abrace tango Compagnie

Association organisatrice de Barjac en tango, Abrace est née en 2008 à Saint-Germain-en-Laye. D’abord école de tango, elle est aujourd’hui également compagnie de danse et propose des créations et performances inédites. Du tango comme vous ne l’avez jamais vu, bien ancré dans son époque !

Myriam Alarcon

On a rencontré Myriam Alarcon, qui musicalisera deux de nos soirées au château de Barjac.  On lui a demandé des réponses courtes et précises. Elle s’est prêtée au jeu.

Bonjour Myriam, comment on se sent dans la peau d’un dj de tango ?
Inspirée.

Qu’est ce qui t’anime à faire ça ?
Le plaisir de faire danser.

En tant que danseuse est-ce que tu danserais sur ta musique ?
Oh oui, je trépigne à chaque fois que je musicalise 😀

Quelle est la chanson que tu choisirais pour symboliser la liberté et les retrouvailles tango après de longs mois sans pouvoir danser ?
Loca de D’Arienzo 😁 , je trouve le titre évocateur.

David Alvarez

David un est DJ renommé tant par la qualité de sa programmation musicale que sa sympathie et son sourire. Preuve est faite dans ce petit questions/réponses !

Bonjour David, peux-tu nous dire quels sont tes goûts musicaux ?
Question compliquée. Je ne sais pas s’il y a un genre où rien ne me plait. J’aime l’opéra, la new wave, la house…
Une musique doit me procurer des images ou me faire bouger.

As-tu un orchestre indéboulonnable dans ta programmation ?
D’Arienzo. Et Pedro Laurenz si on sort des très grands orchestres.

Comment abordes-tu ces rendez-vous à Barjac en tango ?
J’aborde Barjac plein d’énergie. L’envie de faire découvrir quelques morceaux rencontrés ces derniers mois et retrouver la buena onda de nos soirées !